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  • Mode de vieArticle04 mai 2026

    Dites-le avec des fleurs locales!

    De plus en plus populaires et faciles à trouver, les fleurs coupées locales offrent une alternative écologique et tout aussi jolie que les fleurs cultivées industriellement.

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    Des fleurs écoresponsables, c’est possible?

    Qui n’aime pas offrir ou recevoir des fleurs? Amour, amitié, remerciements, félicitations, condoléances, mariages, naissances, toutes les occasions sont bonnes!

    Mais quand on y pense… les fleurs qu’on trouve chez la plupart des fleuristes ou au supermarché sont souvent éclatantes et davantage parfaites que leurs cousines qui poussent dans la nature. Comment est-ce possible? Il n’y a rien là de magique, hélas. Les fleurs produites industriellement sont cultivées en conditions contrôlées à l’extrême, à grands renforts de pesticides et de fongicides. Elles sont ensuite transportées, souvent sur des milliers de kilomètres, dans des camions et avions réfrigérés.

    Heureusement, une alternative, de plus en plus populaire, existe : le mouvement des fleurs locales. Les floricultrices (car la grande majorité sont des femmes) qui choisissent cette approche produisent à proximité de leurs points de vente des fleurs dont la culture est moins dommageable pour l’environnement, m’explique Paola Saavedra-Belmar, la fondatrice de Fleurs en ville, une entreprise de production de fleurs coupées basée à Montréal. 

    Qu’est-ce qui distingue ces fleurs locales?

    1. Des fleurs qui suivent le rythme de la nature

    Comme le dit le proverbe, rien ne sert de tirer sur la fleur pour qu’elle pousse plus vite. Ces sages paroles s’appliquent aussi à la culture des slow flowers, qui poussent à leur rythme, et fleurissent au moment choisi pour elles par Dame Nature.

    Paola, comme plusieurs de ses consoeurs floricultrices québécoises, se permet une seule petite entorse à cette règle : pour arriver à vendre ses tulipes au début mai, elle les fait pousser en serre. On s’entend qu’au Québec, espérer un avril sans neige… disons qu’il y a des limites à la pensée magique.

    Dans le cas des autres fleurs, on applique le principe de saisonnalité. Nous sommes habitués à manger des asperges du Québec en mai ou des fraises de l’Île d’Orléans en juillet. Quand on y pense, ça devrait être la même chose pour les fleurs! Des pivoines à Noël, ce n’est pas normal, rappelle Paola. Les bouquets de fleurs locales proposés aux clients évoluent au fil de l’été, selon le rythme de chaque variété. Profiter de ces fleurs de saison, quelle fantastique raison d’acheter régulièrement des bouquets!

    3. Des fleurs qui varient au fil de la saison

    Cultiver des fleurs localement permet également d’offrir des variétés qui mettent plus de temps à pousser et qui seraient trop fragiles pour voyager pendant plusieurs jours, sans arrosage, comme le font les fleurs industrielles. Adieu, œillets de toutes les couleurs, bonjour renoncules, dahlias et lysianthus!

    4. Des fleurs en harmonie avec leur environnement

    Les fleurs locales poussent en pleine nature, à l’extérieur. Un autre principe de ce mouvement : tenir compte du milieu dans lequel les fleurs sont cultivées. Les floricultrices évitent donc les pesticides et fongicides.

    Par contre, les belles intentions ne suffisent évidemment pas à éviter les parasites et les maladies. Pour les contrôler, Paola peut avoir recours à des méthodes biologiques ou peu invasives. « Ce n’est pas efficace à 100 %, mais si je veux rester écologique, de toute façon je dois toujours ajouter un pourcentage de production qui sera perdu, “pour les insectes”: si j’ai besoin de dix plants, j’en plante quinze. Les insectes font partie de l’endroit où je cultive. Je dois le partager avec eux! »

    5. Des fleurs présentées dans un emballage recyclable

    Enfin, pour réduire au minimum l’impact sur l’environnement, les bouquets sont emballés non pas dans une feuille de cellophane, mais dans du papier non blanchi, compostable. Une évidence pour toute personne qui a récemment vu passer une photo ou une vidéo de fleurs sur Instagram.

    Point bonus : Des bouquets qui ont plusieurs vies

    Les bouquets de fleurs locales sont conçus pour durer. Paola compose ses bouquets pour qu’ils puissent vivre en plusieurs actes : « Je choisis des variétés qui ont des durées de vie différentes. Comme ça, en retirant à mesure les fleurs qui sont fanées, on obtient un bouquet plus petit qui est encore joli. »

    Pour que les fleurs restent belles le plus longtemps possible, elle recommande de retirer les feuilles de la partie basse des tiges afin que l’eau reste propre et claire. Eau qu’on change donc aussi régulièrement que possible. Après deux, trois jours, on peut raccourcir un peu le bout des tiges avec des ciseaux.

    Autre truc : placer le bouquet loin des fenêtres. « Les gens pensent que les fleurs, c’est comme les plantes et qu’elles ont besoin de soleil. En fait, c’est tout le contraire! Le soleil les fait faner plus vite. »

    On peut aussi faire sécher les fleurs pour qu’elles décorent la maison plus longtemps. Les fleurs séchées sont d’ailleurs de plus en plus populaires. En hiver, ou à la Saint-Valentin, plusieurs fermes de fleurs locales en offrent comme alternative aux bouquets de roses industrielles.

    Considérant tout ça (et ces splendides photos)… qui dit qu’il faut attendre une occasion spéciale pour offrir ou recevoir des fleurs?

    Où trouver des fleurs locales?

    Pour savoir où vous procurer des fleurs locales, référez-vous au site de l’Association des productrices·eurs de fleurs coupées du Québec.

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